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Première femme jordanienne au Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce de Amman
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| 02/12/2009 |
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Portail de la femme arabe / Par Majda Achour
Reem Badran vient de réaliser un nouvel exploit qui réconforte la position des femmes d’affaires jordaniennes. En effet, elle vient d’être élue au Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce de Amman en obtenant le plus grand nombre de voix (1943 voix) sur ses concurrents. Elle devient ainsi la première femme jordanienne à faire partie du prestigieux Conseil.
Rappelons que Reem Badran était Présidente du Comité du développement de l’investissement à la Ligue Arabe, Directrice exécutive de l’Organisation d’Incitation à l’Investissement, Directrice Exécutive de la société Jordano Koweitienne « El Kabedha », Membre Fondateur du « Colloque mondial des femmes » et membre dans les conseils d’administration de bon nombre d’entreprises.
A la suite de son élection Reem Badran a affirmé, qu’avec ses collègues de la même alliance, elle va œuvrer pour mettre rapidement en place un plan d’action cohérent basé sur les principaux axes des programmes électoraux avancés lors de la campagne et principalement sur celui de son groupe électoral qui lui a permis d’être élue. Elle a précisé qu’elle privilégierait le consensus dans son programme de travail à court, moyen et long terme.
Elle a par ailleurs déclaré au Portail de la femme arabe qu’il y’a de grandes opportunités pour développer le secteur privé jordanien et que les décisions qui vont être prises vont permettre aux commerçants et entrepreneurs jordaniens de se rendre compte en peu de temps de leurs effets positifs. Elle a aussi précisé que ces décisions seront prises au niveau du Conseil et au niveau des instances gouvernementales et que d’ores et déjà elle a commencé à résoudre les problèmes des affiliés à la Chambre au cas par cas. Seulement, précise t’elle « durant la prochaine étape nous orienterons nos efforts pour trouver des solutions institutionnelles qui permettront de résoudre tous les problèmes du secteur commercial ».
Evoquant la crise financière internationale et ses répercussions sur l’économie jordanienne, Mme Badran a affirmé qu’il n’y a aucun doute que l’année 2009 est une année difficile pour tout le monde. La preuve, selon elle, en est que le budget gouvernemental pour l’année 2010 qui doit surmonter un déficit grandissant et de nombreux obstacles financiers en précisant toutefois que « la situation de la Jordanie, comparée à d’autres pays de la région, est bonne malgré tout ». Reem Badran a tenu à rappeler que la Jordanie a pu, par le passé, surmonter des crises similaires.
La première femme élue au Conseil d’administration de la Chambre a exprimé, par ailleurs, sa gratitude envers tout ceux qui l’ont soutenu pour occuper ce poste et a promis de faire de son mieux pour promouvoir le secteur commercial jordanien et défendre au mieux les intérêts des acteurs économiques privés. Elle a en outre rappelé qu’elle avait participé activement au sein d’organisations non lucratives et qu’elle était en relation constante avec les opérateurs du secteur commercial jordanien. Pour cela elle a estimé qu’elle pourrait faire beaucoup de choses au sein de la Chambre entre autres la levée des obstacles structurels, la motivation des intéressés et l’encouragement des femmes à participer aux élections tant dans le secteur privé que public. En ce qui concerne le rôle de la femme jordanienne dans la vie économique, Mme Badran nous a confié que « Malheureusement, la femme jordanienne est quasi absente, je suis l’une des rares à occuper un poste important dans le secteur économique comme je suis la seule à occuper le poste de membre dans un conseil d’administration alors qu’il en existe 15 dans le secteur privé jordanien ». Toutefois, Reem Badran qui est, rappelons le, membre fondateur du Colloque mondial des femmes, reste optimiste « La femme jordanienne est capable d’aller plus loin que cela… à condition de lui baliser la voie et lui donner sa chance comme on a essayé de le faire dans le cadre du colloque qui a organisé bon nombre de sessions de formation dans différents domaines comme l’artisanat, l’informatique, le management… ».
Parlant d’une autre question, celle de ses rapports à son travail et à sa famille, Mme Badran a affirmé que cela n’était et n’est toujours pas facile à concilier du fait de la structure sociétale actuelle qui reste profondément traditionaliste… Par contre au niveau de sa famille, elle nous a confié que sa fille Dina (22 ans) et son fils Leith (19 ans) sont fiers d’elle et qu’elle a toujours bénéficié du soutien indéfectible de son époux. Elle a aussi ajouté que « Du moment que la femme occupe un poste de travail stable, elle ne peut qu’être tranquille et sereine au foyer ».
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